Dispositif technologique ​

Pour la santé mentale et physique​

Dans ce monde, il y aurait également un dispositif destiné à la santé générale des citoyens, à la fois physique et mentale. Il serait porté par l’entièreté de la population qui le désire. Le dispositif ne fonctionnerait que lorsqu’il serait porté par la personne à qui il a été assigné, évitant ainsi la revente et les échanges. Puisque le dispositif s’attarderait à la santé physique, tout comme la santé mentale de l’individu, cela pourrait déstigmatiser le suivi des maladies mentales et sensibiliser la population à leur santé mentale. Le suivi du dispositif serait jumelé à des services de consultations en personne avec des psychologues et des médecins. Ce dispositif serait doté d’une intelligence artificielle pour assurer une assistance en tout temps, notamment entre les rendez-vous avec les spécialistes. Cette intelligence artificielle pourrait être personnalisée selon les besoins de l’individu. Il pourrait lui donner la personnalité, la langue, les croyances, et la culture désirée. Cet assistant agirait à titre d’ami, de confident 24h/24 7jours/7. L’individu pourrait lui poser des questions d’ordre général quant à sa santé mentale ou physique, permettant la sensibilisation et la prévention des maladies. Au fil du temps, l’intelligence artificielle évoluerait et comprendrait davantage son humain, en s’y adaptant sans cesse.

Les citoyens pourraient se procurer les dispositifs à des bornes retrouvées dans des centres de santé, dont les pharmacies, les cliniques et les hôpitaux. Leurs dossiers seraient retrouvés grâce aux technologies de reconnaissance faciale et d’identification des empreintes digitales. La borne programmerait le dispositif en posant quelques questions à l’usager, telles que ses préférences d’alertes, l’autorisation d’appels en cas d’urgence et son choix de quartier pour les rendez-vous en présentiel. Ensuite, la borne lui remettrait le dispositif en lui expliquant son fonctionnement. Le dispositif pourrait être proposé aux itinérants lors d’une hospitalisation, vu le haut taux d’hospitalisation des itinérants et la réticence des itinérants aux services publics. Pour assurer leur adhérence au programme, particulièrement pour les premières rencontres avec leur spécialiste, une compensation hebdomadaire leur serait remise, sous forme d’argent, de cartes cadeaux ou de coupons de repas gratuits. Puisque le dispositif permet également un suivi autonome sans avoir à rencontrer un professionnel, cela pourrait encourager plus d’itinérants à adhérer au programme. En ce qui concerne les nouveaux arrivants, ces derniers seraient offerts le dispositif dès leur arrivée. Il serait programmé dans leur langue natale et leur permettrait une adaptation plus facile en leur fournissant toute information nécessaire et en les sensibilisant aux problèmes de santé mentale qu’ils pourraient vivre.

D’autant plus, lors d’une intervention policière, le dispositif informerait les policiers de l’état mental et physique des citoyens en communiquant l’information nécessaire à leurs dispositifs. Cela permettrait aux intervenants de la sécurité publique d’ajuster leur méthode d’intervention pour chaque individu et de leur amener une meilleure compréhension de la situation. Les informations des individus seraient transmises aux policiers dans un rayon de 20 mètres.

Fonctionnalités générales​​

Trois fonctionnalités principales seraient affichées sur l’écran d’accueil du dispositif. Tout d’abord, il y aurait un suivi de la santé de l’individu, aussi physique que mentale. Des rapports d’analyse seraient générés chaque jour, semaine et mois, pour indiquer à l’individu des modifications à considérer pour améliorer sa santé. Le dispositif ferait un suivi des habitudes de vie en analysant les heures de sommeil, la fréquence d’exercice, l’alimentation, etc. Il ferait également un suivi de signes vitaux, donc des battements de cœur, du taux d’oxygène, de la pression artérielle, etc. Cela permettrait de détecter un problème quelconque, notamment une situation de détresse ou un début de maladie mentale à partir de certains indices dans le comportement et les signes vitaux de l’individu. Cette prévention permettrait d’éviter qu’un trouble mental soit négligé et détecté trop tard. Si le dispositif détectait une anomalie, il en informerait l’individu et verrait s’il est nécessaire de contacter un spécialiste. Un deuxième volet comporterait toute l’information relative aux professionnels de la santé de l’individu. Il y retrouverait ses prescriptions, les recommandations des professionnels, et les diagnostics issus des rendez-vous passés. Il pourrait également communiquer rapidement et facilement avec ses professionnels de la santé, soit par messagerie ou appel vocal ou audio. L’individu pourrait prendre un nouveau rendez-vous ou accéder à un rendez-vous à travers le dispositif. Pour accéder à un rendez-vous, il aurait le choix d’avoir les indications pour se rendre sur place, ou de démarrer un rendez-vous virtuel par appel vidéo. Dans les deux cas, les informations recueillies sur le dispositif seraient partagées avec le professionnel de santé, et les conclusions du rendez-vous seraient ensuite envoyées au dispositif pour y être visibles en tout temps. 

Fonctionnalité de communication d'entraide

Le dispositif aurait finalement un volet de communication avec différents individus qui pourraient aider à soulager quiconque qui nécessiterait de l’assistance ou un support humain entre leurs rencontres avec leur professionnel de la santé mentale. Des spécialistes ou experts en santé mentale, des étudiants dans le domaine, tout comme des personnes ayant des connaissances accrues concernant des maladies mentales ou souffrant eux-même de maladie mentale, pourraient participer à cette plateforme d’aide. Lors de l’inscription d’un aidant à travers son dispositif, il devrait remplir un formulaire, précisant sa formation, ses spécialités et son expérience avec les maladies mentales. Ces informations seraient vérifiées par l’intelligence artificielle du dispositif pour approuver l’aidant. Il pourrait alors se créer un profil, qui indiquerait les services offerts, les langues parlées, ses approches, ses valeurs, ses intérêts, etc. L’individu cherchant de l’aide devrait aussi se créer un profil et répondre à une multitude de questions qui aideraient l’intelligence artificielle à spécifier le type d’aide qui lui serait le plus adapté. Des matchs lui seront alors offerts, grâce à un algorithme qui sélectionnerait les aidants optimaux pour l’individu cherchant de l’aide. L’individu pourrait alors choisir avec qui il se sentirait le plus à l’aise. Le match pourrait alors communiquer par appel audio, vidéo ou par messagerie. L’individu aurait la possibilité de créer une liste des professionnels avec qui il aimerait parler. Ce service a pour but d’amener de l’aide d’acteurs variés entre les séances avec des professionnels, en plus de l’assistance intelligente, ce qui offrirait de l’aide encore plus accessible et personnalisée.

Aide d'urgence

Lorsque le dispositif déterminerait qu’un état de crise commence grâce au suivi des signes vitaux de l’individu, il pourrait aviser l’individu et essayer de l’apaiser avant qu’il ne soit trop tard. Il le guiderait à travers des exercices qui lui permettraient de se concentrer sans laisser la crise prendre le dessus. Il lui ferait sentir qu’il n’est pas seul. Si ces démarches ne fonctionnent pas ou que l’individu ne coopère pas, il serait mis en contact avec un psychologue d’urgence à travers le dispositif. Ce dernier aurait accès à son dossier médical et à sa localisation. Il pourrait décider ou non d’envoyer des intervenants sur place. Le duo de la sécurité publique le plus apte à répondre à la situation et le plus près lui serait automatiquement envoyé. L’individu pourrait également sélectionner lui-même l’option d’alerter les secours avec une commande vocale. Il devrait également signaler s’ il nécessite de l’aide pour un problème physique ou mental. Suite à un épisode de crise, le dispositif prendrait note de cet incident et en aviserait le psychologue de l’individu. Une personne portant un dispositif pourrait faire signe aux services d’urgence pour une autre personne en crise ou en détresse ayant son propre dispositif. Le dispositif de la personne ayant besoin d’aide pourrait être détecté par celui de l’appelant dans un rayon de 10 mètres. Lorsqu’un dispositif serait détecté, celui-ci émettrait un signal lumineux, et l’appelant devrait vérifier que c’est bel et bien la personne en détresse qui a été détectée. La centrale d’urgence pourrait ensuite avoir accès au dossier médical de l’individu et pourrait prendre les mesures nécessaires.

Le hardware

Le dispositif serait composé d’un petit boitier comportant les éléments technologiques et le projecteur, qui serait attaché à une ganse. Cette dernière serait portée au niveau du bras et génèrerait une projection holographique qui viendrait se former au bras de l’individu, permettant de visualiser l’information personnelle de façon personnelle. La projection ne serait enclenchée vocalement que lorsque désirée par l’individu. La ganse serait facilement ajustable, pouvant être portée à différents niveaux du bras. Le dispositif pourrait d’ailleurs être retiré par l’individu et la projection s’adapterait à la surface choisie. Les différentes manipulations et commandes de l’appareil seraient faites par directives vocales à l’intelligence artificielle et par navigation tactile. Des informations pourraient être lues à voix haute par l’intelligence artificielle.

Parcours utilisateur du dispositif

Questionnements

À quel point le partage de nos informations privées avec la sécurité publique pourrait nous être bénéfique? Le partage de notre condition physique et mentale pourrait nous sauver de certaines situations, mais pourrait également être utilisé à notre désavantage. Est-ce que cela deviendrait encore plus stigmatisant? Le gouvernement pourrait-il commencer à restreindre des personnes avec certaines maladies mentales d’accéder à certaines infrastructures par exemple?

À quel point devrions-nous être autonomes concernant notre santé mentale? Est-ce quelque chose qui doit rester aux mains des spécialistes?