La patrouille habituelle se ferait en collaboration avec des drones intelligents. Ces drones seraient dotés d’une intelligence artificielle, leur octroyant une personnalité et une conscience. Cela leur permettrait de juger des situations, de faciliter la communication avec les policiers et de faire appel à l’empathie de la population pour éviter les actes haineux envers eux.
Les dispositifs intelligents des intervenants leur permettraient de voir les séquences vidéos des drones à tout moment, en temps réel, en plus de revoir des scènes passées pour les aider à visualiser le contexte d’une situation particulière avant d’intervenir. Les intervenants pourraient se connecter à la diffusion en direct du drone de leur choix, en les appelant par leur nom et numéro unique, et verraient ce que celui-ci voit.
Ces drones se promèneraient dans les villes et seraient dotés d’une technologie pouvant détecter des situations suspectes et potentiellement criminelles, nécessitant ou non une intervention policière. Dans le cas où la situation ne nécessiterait pas une intervention policière, comme des infractions routières ou des cas de vandalisme, les drones pourraient décider de l’action à prendre par eux-mêmes. Ils pourraient recueillir l’information nécessaire, grâce aux plaques d’immatriculation ou à la reconnaissance faciale, et envoyer une contravention à l’adresse associée à la fiche de l’individu. Un rapport détaillé avec les images capturées serait ensuite envoyé à la centrale de police. Dans le cas où la situation nécessiterait une assistance humaine, une alerte serait envoyée aux intervenants les plus aptes à répondre à l’appel et les plus proches de l’incident. Le duo acceptant l’appel pourrait ensuite recevoir les images capturées par le drone, et serait mis en contact avec lui pour avoir une description de l’évènement. L’itinéraire pour se rendre à l’endroit serait également partagé. Lors de l’arrivée sur place des intervenants, le drone pourrait continuer sa patrouille.
Un aspect important à considérer serait le respect de la vie privée. Les drones seraient programmés pour rester à un minimum de deux mètres de hauteur du bâtiment le plus haut, dans un rayon d’un kilomètre. Ils devraient donc garder une vue aérienne, les empêchant ainsi d’être au niveau des fenêtres d’un logement. Ceux-ci ne pourraient pas se retrouver dans des endroits privés et ne pourraient pas utiliser de l’information potentiellement perçue de l’intérieur d’un endroit privé.
Ces drones intelligents devraient être conçus pour être autonomes et durables. Pour se faire, ils devraient pouvoir se rendre aux stations de chargement par induction dès qu’ils sont à une charge inférieure à 20%. Pour éviter que tous les drones soient en chargement en même temps, les drones pourraient communiquer entre eux pour établir un horaire de chargement. Les drones seraient des sphères de tailles moyennes ayant un rayon de 10 pouces, évitant d’encombrer le ciel. Des hélices seraient placées sur le dessus du drone pour lui permettre de voler. La partie supérieure de la sphère serait aplatie, permettant aux hélices de se coller à la sphère lors du chargement, qui se fait par le dessus du drone. La sphère aurait deux parties distinctes avec une séparation au milieu. Cette séparation pourrait permettre un accès aux composantes internes du drone, dont le disque dur, qui serait placé dans la partie du dessus de la sphère. La partie du dessous serait où une caméra pouvant capturer des images à 180 degrés serait placée, qui couvrirait donc l’entièreté de la zone située sous lui. Une bande de lumières DEL autour de l’objet rendrait les drones visibles durant la nuit. Leur forme simple et organique leur donnerait une apparence subtile et amicale, qui inspire confiance au public. La forme ronde permettrait également d’éviter des bris lors d’intempéries, et de rouler lors d’une chute au lieu de s’écraser. Un poids fixe serait placé à l’intérieur de la boule pour éviter qu’elle ne roule à l’infini en cas de chute.
Quelle serait la limite des technologies de surveillance publique en ce qui concerne la vie privée des gens? Si un drone perçoit une situation criminelle dans un endroit privé, devrait-il intervenir ou devrait-il respecter la vie privée des citoyens? Est-ce que l’utilisation de données confidentielles dans ce genre de situation devrait être tolérée malgré le non-respect de la vie privée?