Dispositif technologique ​

Pour intervenants de la sécurité publique ​

La sécurité publique serait composée d’acteurs multidisciplinaires, comprenant des policiers, des travailleurs sociaux, des techniciens ambulanciers paramédicaux, des psychologues et des criminologues. Les policiers devraient suivre une formation plus longue et complète, comprenant une formation universitaire de trois ans, en plus d’un an sur le terrain pour apprendre à travailler avec les différents intervenants. Durant leur formation de trois ans, ils suivraient des cours notamment de sociologie et de psychologie, leur donnant les outils pour comprendre la société dans laquelle ils interviennent et diagnostiquer les problèmes avant d’agir. Des cours de communication, de désescalade et d’arts martiaux mixtes seraient également offerts pour éviter les interventions violentes et potentiellement meurtrières. Les différents professionnels suivraient leurs études régulières, et auraient à suivre un an d’études de plus pour apprendre les techniques policières de patrouille et d’intervention. Ils devraient également suivre l’année de formation sur le terrain. Par la suite, la patrouille se ferait en équipe de deux, donc un policier et un intervenant spécialisé. Lorsqu’un incident serait signalé au 9-1-1, l’appel serait réparti au duo le plus qualifié pour l’intervention dans le secteur.

Dans le but d’assister les intervenants, des dispositifs intelligents munis d’une intelligence artificielle seraient portés par tous les intervenants, en tout temps lorsqu’ils travaillent. Ce dispositif aurait de multiples fonctionnalités, permettant à l’intervenant de communiquer avec ses coéquipiers et la centrale d’appels 9-1-1, de visualiser une carte permettant la géolocalisation, de communiquer avec l’intelligence artificielle le guidant et l’assistant lors d’interventions et de visualiser des informations cruciales de ses alentours.  L’intervenant pourrait également visualiser des images de drones intelligents environnants, avec qui ils pourraient d’ailleurs communiquer. Les drones intelligents sont expliqués plus en détail dans la section leur étant accordée. Lorsque les intervenants seraient à la centrale, ils pourraient revoir des situations passées et générer des situations fictives à titre d’évaluation.

Ce dispositif serait porté au niveau du visage, s’accotant sur les oreilles de l’intervenant et passant sur son front. Son emplacement permet un accès rapide et un visuel en tout temps, rendant les fonctions faciles d’accès. Une projection holographique de 180 degrés permettrait à l’intervenant de visualiser les informations partagées par le dispositif. La projection d’informations serait semi-transparente, empêchant de bloquer la vue de l’intervenant. Il serait le seul pouvant visualiser cette projection. Une caméra 180 degrés serait également intégrée au dispositif, permettant un enregistrement en continu et le partage de visuel avec des coéquipiers. Des haut-parleurs et des microphones seraient placés au niveau des oreilles pour que les intervenants puissent communiquer avec l’intelligence artificielle et leurs coéquipiers. Pour rendre le dispositif ergonomique, un ajustement serait possible grâce à des boutons au niveau des oreilles.  La sélection d’items serait vocale. L’intervenant devrait donc s’entendre sur un langage commun avec l’intelligence artificielle.

Interface principale

En tout temps, l’intervenant aura accès à son assistant intelligent. Il pourrait répondre à toute question, en ayant accès à des banques de données. L’intelligence artificielle serait dotée d’une personnalité unique à lui, qui complète celle de l’intervenant. Il serait aussi doté d’un sens critique et d’une empathie aigüe, lui permettant d’agir en tant que médiateur lors d’interventions. Au fil du temps, l’intelligence artificielle évoluerait et complèterait d’autant plus l’intervenant à qui il est associé. Les intervenants ne devraient pas être dépendants de cette assistance, mais l’utiliser en tant que complément à leur formation. De plus, l’interface principale permettrait d’entrer en contact rapidement avec les différents coéquipiers afin de puiser dans leur expertise ou de recueillir de l’information à n’importe quel moment. Une carte de la ville avec la géolocalisation de l’intervenant et de différents éléments importants, comme les drones et ses coéquipiers, serait visible en tout temps. Finalement, le visuel des drones environnants serait visible en permanence, accompagné du nom et numéro du drone, sa localisation et l’option d’entrer en contact avec lui ou d’agrandir sa vidéo.

Interface lors de la
réception d’un appel

Le dispositif permettrait au duo d’intervenants de recevoir un appel de la centrale d’urgence. Ils pourraient alors accepter ou décliner l’appel, dépendamment de leur situation actuelle. Lorsqu’accepté, des informations relatives à l’appel seraient alors affichées, dont une communication directe avec l’employé de la centrale, les directions pour se rendre à l’endroit nécessitant leur aide, les images capturées par les drones de la situation en question et l’option de contacter l’individu ayant fait l’appel 9-1-1. Les drones pourraient également signaler une situation nécessitant de l’assistance.

Lors d’une intervention

Une indication vocale de la part de l’intervenant déclencherait le mode intervention. Cela permettrait à l’intervenant de visualiser la détection et la description d’armes sur l’individu suspect grâce à une technologie de rayons X. Grâce à la reconnaissance faciale et la synchronisation avec de dispositif porté par le suspect (dispositif suivant la santé des citoyens, expliqués plus en détail dans la section leur étant accordée), l’intervenant aurait également accès à de l’information personnelle, notamment leur nom, grandeur, poids et la présence de maladies physiques ou mentales. L’intervenant verrait aussi s’afficher les antécédents criminels de l’individu par l’entremise d’un accès direct au Répertoire national des casiers judiciaires. L’intervenant pourrait également envoyer une demande d’images aux drones environnants pour assister une intervention en cours, mentionnant la localisation et le visuel recherché. En fonction des informations recueillies, des scénarios possibles d’interventions seraient générés par l’IA, permettant à l’intervenant de s’adapter rapidement à n’importe quelle situation. Les solutions seraient accompagnées d’un taux d’efficacité. L’intervenant pourrait visionner rapidement les solutions, avant d’en sélectionner une et d’enclencher le visionnement des étapes à suivre en temps réel. Ces solutions seraient à titre de suggestions, et rappelleraient aux intervenants les différentes méthodes pour répondre aux situations particulières après les avoir diagnostiquées.

Interface lors du suivi d'une formation

Puisque le dispositif filmerait en tout temps l’activité de l’intervenant, les images pourraient être revues et utilisées par ces derniers comme outils de formation, pour but d’amélioration et de révision. Elles pourraient aussi être partagées avec leurs collègues et servir d’outils de protection et de preuves pour le suspect ou l’intervenant, en cas d’accusation d’abus de pouvoir, d’injustice ou de contestation. Le dispositif permettrait également de générer des simulations fictives grâce à la réalité virtuelle, qui testerait les policiers, détecterait leurs biais face à certaines minorités et leurs erreurs ou mauvais jugements. Les tests seraient générés par l’intelligence artificielle, qui étudierait les tendances de l’intervenant. Il pourrait donc le tester pour des situations précises dans lesquelles il penserait que l’intervenant nécessiterait de l’aide. Suite au test, l’assistant intelligent émettrait un diagnostic et déterminerait si l’intervenant aurait besoin de suivre des séances d’informations obligatoires ou même de reprendre des cours universitaires, dans les situations extrêmes. Chaque intervenant devrait suivre un minimum de cinq tests par an.

Parcours utilisateur du dispositif

Questionnements

À quel point pouvons-nous faire confiance à l’intelligence artificielle en tant que médiateur dans des interventions de sécurité publique? Ne pourrait-elle pas se développer une personnalité et se retourner contre nous ou faire preuve de favoritisme, ou même de biais cognitifs elle-même? Devrions-nous lui accorder autant de pouvoir?