Monde axé sur les
relations humaines

En 2050, le gouvernement canadien prioriserait le bien-être de sa population, et ceci spécialement dans les sphères de la santé mentale et de la sécurité publique. Il aurait pour objectifs d’améliorer l’état de santé mentale de ses citoyens et de rendre plus accessibles des services d’aide, en plus de renforcer les liens entre les citoyens et le service de sécurité publique (SSP). Les agents du service de sécurité publique seraient souvent à vélo ou à pied pour faciliter le contact avec les gens. Ces derniers seraient également assignés à des postes de secteurs, qui seraient beaucoup plus nombreux qu’actuellement. Cela réduirait le ratio de citoyen par agent, leur permettant de se familiariser les uns avec les autres. Avec le temps, les citoyens connaîtraient leurs noms, et vice versa, créant ainsi un lien d’amitié et de sécurité renforcé. En créant cette relation amicale, les individus n’auraient pas à craindre les agents du SSP lorsqu’ils s’approcheraient d’eux, puisqu’ils ne viendraient que discuter avec eux mine de rien. Avoir toujours les mêmes agents assignés à chaque secteur permettrait également un suivi plus personnel et enrichi des citoyens. De plus, les agents seraient formés de manière à pouvoir intervenir dans tout type de situation et ne seraient pas seulement interpellés pour des urgences. Ils pourraient également être abordés pour des renseignements d’ordre général, des conseils ou tout autre souci. Pour représenter l’engagement social, la capacité à répondre aux différentes interventions de manière compréhensive et personnalisée et la transparence avec les citoyens, les agents porteraient des uniformes de couleurs changeantes. Ces derniers informeraient les habitants du type d’intervention en cours et du rôle actuel de l’agent, permettant également aux citoyens de distinguer les moments opportuns pour les approcher et les moments où s’éloigner.

Ensuite, tout citoyen canadien aurait accès à un médecin et à un psychologue généralistes. Des rendez-vous préventifs annuels aideraient à diagnostiquer les moindres problèmes mentaux et à encourager l’adoption d’habitudes de vie saine, augmentant ainsi le bien-être de la population générale. Les individus souffrant de certains troubles mentaux, comme la dépression et l’anxiété, auraient la possibilité d’avoir un chien thérapeutique pour soulager les symptômes et pour alerter les services d’urgence lors de situations de crises ou de détresse. Suite à une alerte, des agents du SSP seraient informés et envoyés à la personne en besoin d’assistance.

De plus, de nombreuses activités seraient accessibles dans des centres communautaires, ayant pour but d’offrir un endroit ouvert et sans préjugés, dans lequel les citoyens pourraient s’exprimer et s’entraider. Ces centres viseraient à améliorer le sentiment d’appartenance et de bien-être, en plus de donner la chance de pratiquer ses passions et d’acquérir de nouveaux apprentissages, le tout dans le but de prévenir les maladies mentales. Ces centres seraient ouverts à tous, et offriraient notamment des logements semi-temporaires pour les personnes en situation d’itinérance. Parmi les activités offertes, il y aurait des séances informatives et des ateliers animés par des agents du SSP, permettant d’établir un sentiment de confiance avec les citoyens et de les encourager à demander de l’aide lorsqu’ils en auraient besoin.

 

Objets et services de ce monde

Médecin et psychologue généralistes assignés à chaque citoyen canadien avec un rendez-vous préventif annuel assuré. Permets de prévenir et de traiter les maladies mentales et d’améliorer le sentiment de bien-être de la population.

Centres communautaires visant le bien être de tous et qui normalise la discussion, l’entraide et la déstigmatisation des problèmes individuels. Des services de prévention, d’accompagnement et de sensibilisation sont offerts, tout comme un service d’accueil pour les personnes en difficulté.

Traitement de zoothérapie prescrit aux personnes souffrant de certaines maladies mentales et étant susceptibles de faire des crises ou d’être en état de détresse psychologique.

Formation universitaire en sécurité publique prolongée et adaptée aux besoins de la société. Création d’agents multidisciplinaires formés pour intervenir dans tout type de situation de manière adéquate et réfléchie.

Uniformes utilisés au sein du service de sécurité publique, servant de représentation visuelle de la multidisciplinarité des agents, de leur confiance et de leur transparence, étant plus amicaux, plus à l’écoute et plus compréhensifs.

Problèmes réglés

Sécurité publique

Problèmes

Solutions

Financement excessif et mauvaise distribution du financement.

Redistribution des fonds dans des objets et des services améliorant le système de sécurité publique.

Service de sécurité publique actuel n’est pas apte à répondre à tous les types d’urgences adéquatement.

Grâce à formation adaptée aux besoins de la population, le SSP est apte à répondre à un plus grand nombre d’appels et d’intervenir de manière effective dans des contextes variés.

Manque de connaissances en matière de psychologie, de sociologie et sur les maladies mentales.

Une quatrième année d’études abordant la psychologie et la sociologie est ajoutée à la formation obligatoire d’un agent du SSP.

Population ne fait pas toujours confiance au service de sécurité publique, agents souvent perçus comme épeurants ou comme individus pouvant abuser de leur pouvoir.

Formation axée sur les compétences sociales, sur la protection réelle des citoyens et sur des méthodes d’intervention sans armes létales. Les agents à vélo et à pied conversant avec les habitants de leur quartier créeraient des liens d’amitié. Les évaluations mensuelles, les séances informatives et les ateliers offerts permettent d’être totalement transparents avec la population. 

La population ne se fait pas entendre lorsqu’elle a des demandes pour le service de sécurité publique, des agents ayant de nombreuses plaintes à leur nom sont protégés par le système.

Évaluations ayant lieu deux fois par an donnent la chance à la population d’évaluer les agents du SSP pour suspendre ou renverser leur embauche.

Études en sécurité publique courtes et peu variées et ayant des critères de sélection minimes, donnant beaucoup de pouvoir.

Études universitaires en sécurité publique longues et variées. Critères de sélection sévères et entrevue assistée par un travailleur social faite avant de confirmer l’admission au programme.

Manque de transparence et d’ouverture lors d’interventions. 

Uniformes servant de représentation visuelle de la multidisciplinarité des agents et permettant de gagner la confiance des citoyens grâce à la clarté de leurs intentions.

Santé mentale

Problèmes

Solutions

Manque de financement dans le secteur de la santé mentale.

Plus de financement gouvernemental versé dans les services de santé mentale.

Pas assez de services publics en santé mentale abordables et accessibles pour l’ensemble des citoyens.

Programme gouvernemental donnerait la possibilité d’avoir un médecin et un psychologue assignés à chaque citoyen pour offrir des suivis préventifs.

Stigmatisation du sujet de la santé mentale engendrant la peur de demander de l’aide. 

Rendez-vous avec un psychologue est normalisé en l’imposant à tous. 

Manque d’aide et de soutien pour les réfugiés, les demandeurs d’asile et les immigrants nouvellement installés au pays.

Service psychologique adapté à ces individus, leur permettant de les aider avec les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans leur nouvel environnement, et de les sensibiliser aux maladies mentales possiblement vécues. 

La communication entre médecins et psychologues traitant un même individu n’est pas toujours facile, difficulté de connaître l’ensemble de l’état d’un individu physiquement et mentalement à la fois.

Communication entre médecins et psychologues facilitée grâce aux assignations par paires et au portail patient sur le site de la RASC.

Difficulté d’assister quelqu’un lorsqu’en crise ou en détresse seul.  

Programme d’adoption d’un chien thérapeutique, aidant à réduire le stress et l’anxiété liés à des situations difficiles et étant présent lors de crise pour alerter les urgences et rassurer la personne.

Manque de compassion et d’entraide dans la société malgré le partage de situations difficiles similaires.

Instauration de centres communautaires, invitant quiconque désire discuter, chercher de l’aide ou en offrir. Assure des relations significatives et créée une culture d’ouverture, en plus d’un sentiment d’appartenance, dans le but de prévenir les troubles de santé mentale.

Beaucoup de solutions temporaires pour les personnes itinérantes mais aucune solution à long terme, problèmes mentaux présents chez nombre d’entre eux.

Centres communautaires offrant un logement semi-temporaire pour les personnes dans le besoin voulant améliorer leur état de santé mentale et réintégrer la société, offrant toutes les ressources nécessaires sur place.