En 2050, les études pour rejoindre le service de sécurité publique se feraient à l’université et le parcours serait le même pour tous les agents. La formation obligatoire serait prolongée et adaptée aux besoins de la société. Elle formerait des agents pouvant intervenir à tout type de situation de manière adéquate et réfléchie, et sans qu’ils soient biaisés. Leurs apprentissages se feraient dans une université dédiée à la formation complète des agents. Celle-ci se nommerait l’Université de la Sécurité Publique et plusieurs de son genre seraient accessibles au Canada. Le parcours offert permettrait notamment aux individus d’approfondir leurs compétences sociales et l’apprentissage de méthodes d’interventions avec de l’équipement non-létal par l’apprentissage de techniques d’auto-défense et d’arts martiaux. Ils seraient également sensibilisés davantage sur les maladies mentales pour améliorer leurs réactions face à des situations impliquant un individu souffrant d’une maladie mentale, qui sont assez fréquentes. L’ensemble de la formation serait axé sur la protection de tous et le service à la société.
La formation totale durerait cinq ans; les étudiants devraient faire trois ans de formation générale sur la sécurité publique, puis un an de spécialisation en psychologie et en sociologie, pour terminer avec une année de stage sur le terrain. Pour être admissibles, les individus devraient avoir reçu un diplôme d’études collégial quelconque. Les années d’études passées leur permettraient d’être plus conscients, plus sérieux et plus engagés dans leur choix de carrière. L’admissibilité des individus intéressés serait aussi basée sur d’autres préalables, tels que leurs notes et une lettre de recommandation rédigée par l’un de leurs enseignants. Les individus devraient également passer une entrevue pour leur acceptation et celle-ci serait assistée par un travailleur social. Une fiche détaillée permettrait à ce dernier d’évaluer l’individu sur des critères et des valeurs essentiels, tels que l’empathie, l’ouverture d’esprit, la bienveillance et l’humilité.
Lorsqu’un individu serait admis, il commencerait ses 3 ans en études policières générales. Durant ces années, l’étudiant apprendrait davantage le rôle d’un agent du service de sécurité publique, des techniques de désescalade et de gestion de situations d’extrême danger, des méthodes d’intervention lors de situations diverses, des interventions d’urgence, la gestion du stress et l’utilisation d’armes non-létales et de techniques d’auto-défense. Il apprendrait également différentes notions qui pourraient lui être utiles pour aider les citoyens, dont des cours d’assistance médicale de base. L’étudiant serait aussi introduit aux réalités des différentes communautés marginalisées formant la population, à leur histoire et à leurs besoins. Puisque les relations humaines et la confiance entre le service de sécurité publique et les citoyens sont renforcées, l’étudiant serait enseigné à utiliser ses armes comme dernier recours et apprendrait à avoir une attitude calme et réceptive avant d’agir dans des situations potentiellement dangereuses et stressantes.
L’étudiant se spécialiserait ensuite en psychologie et en sociologie dans sa quatrième année et apprendrait davantage les rapports entre les individus, les comportements sociaux, les processus mentaux et les maladies mentales. Suite à la quatrième année d’études, l’apprenti devrait passer un test lié aux apprentissages de la dernière année, puis un second test lié à son état de santé mentale, permettant également de détecter des biais cognitifs avant qu’il puisse se rendre sur le terrain. La cinquième année dédiée au stage sur le terrain permettrait à l’apprenti d’assister à de vraies situations d’intervention et d’en apprendre davantage sur les réalités de l’emploi.
Tout au long de leur stage et de leur poste officiel en tant qu’agents du service de sécurité publique, les professionnels devraient passer des tests pour s’assurer de la rétention et la continuation de leurs apprentissages.
Est-ce que le fait d’obliger tous les futurs agents à passer une formation prolongée à cheminement unique apporterait réellement un avantage pour la population? Leurs apprentissages ne seraient-ils pas trop abondants, de manière à possiblement causer des oublis de notions ou de protocoles? Ne serait-il pas mieux d’avoir des agents spécialisés pour les différents types d’interventions?
Est-ce justifié de disqualifier des candidats en réponse à l’évaluation de départ faite par un travailleur social? Ou devrions-nous leur laisser la chance de développer les caractéristiques comportementales et sociales recherchées durant leur parcours universitaire?