En 2050, les psychologues et les spécialistes en santé mentale pourraient prescrire un traitement de zoothérapie aux personnes souffrant de certaines maladies mentales, tels la dépression, l’anxiété et les troubles d’humeurs, et étant susceptibles de faire des crises et d’être en état de détresse psychologique. Des chiens surnommés Théra seraient prescrits aux individus diagnostiqués. Ces chiens seraient entrainés minutieusement, et pourraient produire un aboiement en cas d’appel à l’aide. Le collier spécial porté par le chien reconnaîtrait la combinaison d’un aboiement spécifique avec le mouvement des cordes vocales du chien, et alerterait immédiatement les services d’urgence.
La zoothérapie, une forme de thérapie assistée par les animaux, serait utilisée complémentairement aux traitements traditionnels, tels que la médication et la psychothérapie. Celle-ci vise à améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de troubles mentaux, de plus que de réduire le stress et l’anxiété liés à des situations difficiles. Un centre offrant des chiens de compagnie entraînés pour le programme Théra serait affilié aux cliniques. Ces chiens seraient entraînés pour reconnaître les changements comportementaux de leur maître et pour reconnaître les signes d’anxiété et de détresse psychologique qui pourraient se développer. Les chiens montreraient de l’affection à leur maître et leur serviraient de confident.
Les chiens porteraient un collier technologique les identifiant et les assignant à leur maître. Dans des situations de crise ou de détresse, les chiens seraient les premiers intervenants. Lorsqu’un évènement du genre semble débuter, ces animaux essaieraient tout d’abord de calmer leur maître et d’atténuer la situation. Ils resteraient près de leur maître et agiraient comme barrière physique entre celui-ci et les personnes présentes à proximité. Si l’individu ne semble pas pouvoir être réconforté, le chien produirait alors l’aboiement pour alerter les urgences. Le collier enverrait une alerte à la centrale d’urgence et partagerait la localisation de l’individu en détresse. Un duo d’agents du service de sécurité publique serait alors envoyé sur les lieux pour désamorcer la situation et pour évaluer l’état de la personne en crise ou en détresse. Ce serait à eux de déterminer si la personne a besoin d’une assistance supplémentaire immédiate. Si c’est le cas, une ambulance amènerait l’individu en crise aux urgences psychiatriques.
Suite au diagnostic d’un trouble mental, le spécialiste de la santé mentale pourrait proposer comme traitement l’adoption d’un chien Théra. Si le patient accepte le traitement, un rendez-vous lui serait fixé pour visiter le centre d’adoption pour participer à une séance d’intégration. Cette séance aurait pour but de créer une première interaction entre le patient et les chiens Théra et de s’assurer que le patient est en mesure de s’occuper d’un animal. L’individu recevrait également les explications nécessaires sur comment un chien de thérapie pourrait lui venir en aide au quotidien et lors de situations de détresse psychologique. Lors de la séance d’intégration, si le patient est jugé apte à adopter l’animal et s’il veut toujours aller de l’avant avec le traitement, une prescription officielle lui serait remise pour venir récupérer son chien prochainement.
Après avoir eu le temps d’adapter son domicile pour l’arrivée de son animal, le patient retournerait le chercher au centre. Le jour même, les employés du centre programmeraient le collier intelligent du chien et l’installeraient à son cou. Le dispositif serait associé au dossier du patient et le système de géolocalisation serait activé pour les situations d’alerte aux services d’urgence potentiels.
Durant le premier mois du traitement, le patient passerait au centre avec son chien Théra une fois par semaine pour des séances pratiques et des consultations. Le personnel du centre s’assurerait que la relation entre le chien et son maître est harmonieuse et qu’une amélioration de l’état de santé mentale du patient se produit graduellement. Suite aux quatre semaines d’intégration, le patient continuerait de rencontrer son spécialiste de la santé à la fréquence nécessaire.
Est-ce que les chiens Théra pourraient nuire à la lutte contre la stigmatisation des personnes souffrant de maladies mentales? Un chien de thérapie définirait-il en quelque sorte l’identité d’un individu?
Y aurait-il une trop grande demande de chiens de thérapies? Est-ce que les chiens seraient utilisés pour alléger le fardeau du service de santé mentale publique? Est-ce que le système serait en train de prendre avantage de ces animaux? Quel serait le gain pour ces chiens?