Centres communautaires​

Et activités de quartier​

Des centres communautaires seraient disponibles pour tous les citoyens, et se retrouveraient dans chaque quartier. Ces derniers seraient des endroits où se regrouperaient les intérêts de toute la communauté vis-à-vis leur bien-être. Cette initiative permettrait de normaliser l’aide à la santé mentale et le travail sur soi et d’inciter l’entraide et l’ouverture. Le but ultime serait la prévention et la sensibilisation des maladies mentales. Par exemple, il serait offert des activités sportives, des ateliers de relaxation, des thérapies de groupe, des cercles de discussions, des cours variés, des formations, des clubs sociaux, des conférences et des séances d’information sur tout type de sujet, selon la demande. Des animateurs rémunérés dirigeraient les différentes séances. Ceux-ci seraient des travailleurs sociaux, des psychologues, des intervenants en santé mentale, des techniciens en loisir, ou des spécialistes spécifiques à une activité. Des citoyens bénévoles pourraient également animer certaines activités après avoir démontré leurs compétences dans le domaine. Les citoyens n’ayant pas d’aptitudes particulières, mais désirant aider pourraient s’inscrire et simplement écouter et supporter les gens voulant s’ouvrir à eux, ou même co-animer certaines activités. Des activités plus spécifiques visant certaines communautés seraient également offertes, notamment pour les nouveaux arrivants ou les membres de différentes religions. Par exemple, des services d’intégration, d’apprentissage de la langue et de recherche d’emploi pourraient être offerts aux nouveaux arrivants. Ces ateliers seraient dirigés par des intervenants psychosociaux parlant la langue des personnes partic­ipantes, en plus de comprendre leurs particularités, telles que leur culture, leur religion, leurs valeurs, etc. D’autant plus, des séances informatives et des ateliers animés par des agents du SSP seraient offerts, permettant d’établir un sentiment de confiance avec les citoyens. Les agents pourraient apprendre à connaître les citoyens de leur quartier à travers ces activités.

Les citoyens pourraient s’inscrire sur place avec la réceptionniste ou sur l’un des écrans d’auto services, et également en ligne sur la plateforme du centre communautaire. En offrant un tel service, la communauté assurerait des relations saines et significatives pour tous à travers des activités qui regrouperaient des valeurs, des passions, des connaissances ou des expériences communes parmi ses membres. Cela viserait à créer un sentiment d’appartenance à un groupe dans le but de prévenir les troubles de santé mentale liés à l’isolement social ou d’autres facteurs.

Accueil des personnes en situation d'itinérance

Au sein du centre communautaire, les personnes vivant dans l’itinérance qui désirent effectuer une démarche pour réintégrer la société pourraient y trouver un logis semi-temporaire afin de leur donner un endroit sécuritaire ou entamer les démarches. Ce service serait également offert à n’importe quel individu en situation vulnérable. Par exemple, une femme enceinte vivant dans un milieu violent ou une personne avec une dépendance qui n’a pas d’environnement stable pour rester sobre pourrait également loger au centre.

L’environnement serait conçu de sorte à éviter dans la mesure du possible de séparer les différents individus dans l’espace. La réception dans le hall d’entrée serait utilisée par tous les groupes. Une personne en situation d’itinérance qui cherche de l’aide se retrouverait au même endroit qu’une personne cherchant un groupe d’aide pour son problème de dépendance, qu’une personne voulant faire un don à la communauté et qu’une personne désirant s’inscrire à une activité de méditation pour la première fois. Or, lorsqu’une personne ayant besoin d’aide se présenterait à l’accueil, le ou la responsable de la réception l’inviterait derrière, où se trouverait une salle d’attente fermée. Cette salle fermée permettrait de couper le sentiment de culpabilité et de vulnérabilité qui peut envahir une personne qui vient d’avouer avoir besoin d’aide. Ce moment de vulnérabilité se vit souvent mieux dans l’intimité et c’est pourquoi cette pièce serait fermée. Une fois dans la salle d’attente, la personne à la réception retournerait à son poste après avoir transféré l’individu à un collègue qui prendrait le nom de l’individu et l’ajouterait à la liste d’entrevues. Elle l’inviterait ensuite à s’assoir et le rassurerait au besoin en lui expliquant la procédure. Lorsque viendrait le tour de l’individu, il serait invité dans un bureau fermé où un travailleur social ferait une évaluation de ses besoins de manière personnalisée. Il aurait accès au bilan médical de l’individu grâce à un accès approuvé par ce dernier à son portail en ligne de la RASC. Suite à une conversation permettant au travailleur social de déterminer les besoins et les problèmes de l’individu, il pourrait alors le diriger vers l’aide nécessaire. Si l’individu semble nécessiter un suivi psychologique, le travailleur social entrerait en contact avec son médecin et psychologue attitré pour jumeler les activités communautaires à un suivi professionnel.

S’il convient que l’individu aurait besoin d’un logis immédiatement et qu’il aurait un désir de réintégrer la communauté, le travailleur social lui assignerait une chambre et l’accompagnerait jusqu’à celle-ci. Pendant son séjour, dont la durée nécessaire serait évaluée au départ puis réévaluée tous les trois mois, on s’attendrait de l’individu qu’il participe activement aux démarches proposées par les travailleurs sociaux, visant à le réintégrer à la société. En échange, on lui assurerait un endroit sécuritaire où vivre. Ces démarches incluraient, selon la situation de l’individu, des processus de désintoxications, des thérapies comportementales, la participation à des groupes de soutiens, des démarches de recherche d’emplois, etc. Chaque résident serait suivi par un travailleur social, qui lui organiserait des consultations individuelles pour faire un état des avancements de l’individu. Des rencontres avec des psychologues seraient également disponibles sur place, pour s’assurer qu’ils soient suivis en cas de maladie mentale grave. À la fin de leur séjour, le travailleur social contacterait un médecin et un psychologue de la Régie de l’assurance santé du Canada pour assurer un suivi. Puisque les résidents seraient intégrés dans le même bâtiment dans lequel le reste de la population se rejoint pour s’entraider, cela leur permettrait de se réhabiliter à leur propre rythme en faisant le choix de s’inscrire à des activités, des cours ou des clubs offerts au reste de la communauté. Des toilettes propres, des salles de lavages, des articles hygiéniques et des cuisines communautaires leur seraient offerts, leur permettant de jouir d’une hygiène personnelle régulière qui empêcherait la stigmatisation de leur statut au sein du centre communautaire, favorisant ainsi leur intégration graduelle à la société. Lors de leur séjour, les personnes itinérantes auraient la possibilité de travailler à l’intérieur du centre, comme pour le nettoyage du lieu, pour la cuisine et pour le lavage. L’expérience de travail qu’elles auraient acquise leur permettrait d’avoir une référence pour la recherche d’emploi externe.

Parcours utilisateur des centres

Questionnements

Est-ce que l’humain est capable de se défaire totalement de ses jugements face aux autres? Est-ce que les différentes communautés et classes sociales pourraient avoir de l’empathie les unes pour les autres et fréquenter les centres communautaires de manière harmonieuse?

Est-ce que les citoyens seraient motivés à visiter ces lieux dans le but d’aider les autres et non seulement dans le but de s’aider eux-mêmes?