Rendez-vous annuel assuré

Avec un médecin et un psychologue

En 2050, tous les citoyens canadiens auraient un médecin et un psychologue généralistes assignés à leur nom tout aussi longtemps qu’ils demeurent citoyens du pays. Chaque citoyen aurait un rendez-vous préventif annuel obligatoire. Celui-ci aurait pour objectif de diagnostiquer de possibles déficiences dans l’état de la santé mentale avant que ceux-ci se transforment en troubles mentaux, et viserait aussi à encourager l’adoption d’habitudes de vie saines, pour ainsi augmenter le bien-être de la population générale.

Pour adhérer au service, les citoyens devraient s’inscrire en ligne ou sur place, à la Régie de l’assurance santé du Canada (RASC) de leur municipalité. C’est au moment de l’inscription que l’attribution d’un médecin et d’un psychologue de famille serait faite, et cela en fonction de la disponibilité et de la localisation de ces derniers. Un portail patient serait ensuite créé en ligne pour tous les individus qui s’y inscriraient. Le portail serait accessible en tout temps à partir du site internet de la RASC. Celui-ci permettrait aux usagers de prendre leur rendez-vous annuel et de communiquer avec leur médecin et leur psychologue attitrés lorsqu’ils en sentent le besoin. Ils pourraient également consulter les bilans et les recommandations qui leur seraient transmis. Les professionnels auraient donc accès au portail pour transmettre les informations à leurs patients et pour communiquer avec eux, de plus que pour communiquer avec leurs partenaires spécialistes et leur communiquer les bilans qu’ils auraient effectués. 

Le rendez-vous serait attribué dans les trois mois suivant la date d’anniversaire de chaque citoyen. La RASC enverrait un rappel aux citoyens quelques semaines avant leur date d’anniversaire, électroniquement et par la poste, pour qu’ils puissent fixer un rendez-vous sur leur portail. Le rendez-vous aurait lieu en Centre local des services de santé physique et mentale (CLSSPM) et se déroulerait en deux parties; la première serait une rencontre avec le médecin généraliste et serait liée à la santé physique. Le médecin examinerait la santé générale du patient. Il transmettrait ensuite un court bilan au psychologue associé au patient à travers le portail en ligne. Le bilan résumerait les analyses du médecin et mentionnerait si des troubles physiques pourraient engendrer des symptômes négatifs sur la santé mentale du patient. La deuxième partie du rendez-vous aurait lieu avec le psychologue. Celui-ci discuterait avec le patient et l’examinerait selon des critères psychologiques propres à sa pratique. Il utiliserait le bilan et les recommandations du médecin comme outils supplémentaires. Suite à son évaluation et ses observations, le psychologue produirait un second bilan. Les deux bilans seraient ensuite étudiés par les deux professionnels collectivement pour prescrire les traitements nécessaires. Si un traitement spécial est requis, le duo confierait le patient vers à professionnel spécialisé avec qui il pourrait avoir des consultations plus fréquentes. 

Portail de la RASC​

Les individus pourraient accéder à leur portail de la RASC sur leurs téléphones mobiles ou leurs ordinateurs. Des postes d’ordinateurs situés aux points de service de la RASC seraient également disponibles pour les utilisateurs n’ayant pas de téléphone ou d’ordinateur. Des postes seraient également accessibles dans les centres communautaires gouvernementaux, qui seront expliqués plus en détail dans la section leur étant accordée. Ils pourraient notamment utiliser l’adresse de leur centre d’hébergement pour leur dossier médical et pour la réception de documents par la poste, lorsque requis.

Réfugiés, demandeurs d'asile et immigrants

Les réfugiés, les demandeurs d’asile et les immigrants auraient droit au même service. Dès leur arrivée au pays, ils seraient attitrés à un duo de professionnels de la santé étant en mesure de parler leur langue maternelle. Si des professionnels parlant leur langue ne sont pas disponibles, ils seraient jumelés à un traducteur. Ceci se ferait à travers les mêmes formulaires initiaux d’établissement au pays. 

Leur premier rendez-vous serait administré le mois suivant leur arrivée. Afin de faciliter la découverte du programme, qui peut être intimidant et inhabituel, les nouveaux arrivants passeraient leur première rencontre ensemble. Les individus seuls auraient l’option de participer à une première rencontre de groupe avec d’autres personnes seules ou en duo. Les rendez-vous médicaux, quant à eux, seraient passés individuellement.

Contrairement aux autres citoyens canadiens, les réfugiés, les demandeurs d’asile et les immigrants auraient un suivi bimensuel, et ce, à moyen terme, quel que soit le verdict conclu de leur première rencontre avec le médecin et le psychologue. Les séances bimensuelles auraient pour but d’initier les nouveaux arrivants au système d’aide et de s’assurer de leur stabilité mentale et physique lors de leur arrivée. Au besoin, ils seraient guidés vers les bonnes ressources. Pour un suivi efficace, le même professionnel s’occuperait de tous les membres d’une famille ou des partenaires d’un couple.

Parcours utilisateur du Portail de la RASC​

Questionnements

Pouvons-nous obliger tous les citoyens à suivre des consultations annuelles avec un médecin et un psychologue? Est-ce que cette obligation serait justifiable pour éviter des maladies mentales non diagnostiquées, même si elle enlève aux citoyens la liberté de choix?

Ce rendez-vous obligatoire aiderait-il à éliminer la grande majorité des cas d’itinérance, de violence conjugale et même de suicide généralement causés par des maladies mentales non traitées?