Discussion

Pouvons-nous obliger tous les citoyens à suivre des consultations annuelles avec un médecin et un psychologue? Est-ce que cette obligation serait justifiable pour éviter des maladies mentales non diagnostiquées, même si elle enlève aux citoyens la liberté de choix?

Ce rendez-vous obligatoire aiderait-il à éliminer la grande majorité des cas d’itinérance, de violence conjugale et même de suicide généralement causés par des maladies mentales non traitées?

Est-ce que l’humain est capable de se défaire totalement de ses jugements face aux autres? Est-ce que les différentes communautés et classes sociales pourraient avoir de l’empathie les unes pour les autres et fréquenter les centres communautaires de manière harmonieuse?

Est-ce que les citoyens seraient motivés à visiter ces lieux dans le but d’aider les autres et non seulement dans le but de s’aider eux-mêmes?

Est-ce que les chiens Théra pourraient nuire à la lutte contre la stigmatisation des personnes souffrant de maladies mentales? Un chien de thérapie définirait-il en quelque sorte l’identité d’un individu?

Y aurait-il une trop grande demande de chiens de thérapies? Est-ce que les chiens seraient utilisés pour alléger le fardeau du service de santé mentale publique? Est-ce que le système serait en train de prendre avantage de ces animaux? Quel serait le gain pour ces chiens?

Est-ce que le fait d’obliger tous les futurs agents à passer une formation prolongée à cheminement unique apporterait réellement un avantage pour la population? Leurs apprentissages ne seraient-ils pas trop abondants, de manière à possiblement causer des oublis de notions ou de protocoles? Ne serait-il pas mieux d’avoir des agents spécialisés pour les différents types d’interventions?

Est-ce justifié de disqualifier des candidats en réponse à l’évaluation de départ faite par un travailleur social? Ou devrions-nous leur laisser la chance de développer les caractéristiques comportementales et sociales recherchées durant leur parcours universitaire?

Est-ce possible de développer des liens d’amitié avec les agents de sécurité publique? Ou est-ce que cela pourrait créer des conflits d’intérêts?

Est-ce que la transparence des agents à travers les couleurs de leur uniforme ne serait pas nuisible lors d’interventions? Est-ce qu’il y a des choses qui ne devraient pas être connues par les citoyens et qui seraient au désavantage des agents lors de leur travail? Dans une situation de danger imminent, par exemple, la transparence avec le public ne créerait-elle pas possiblement un chaos?

À quel point pouvons-nous faire confiance à l’intelligence artificielle en tant que médiateur dans des interventions de sécurité publique? Ne pourrait-elle pas se développer une personnalité et se retourner contre nous ou faire preuve de favoritisme, ou même de biais cognitifs elle-même? Devrions-nous lui accorder autant de pouvoir?

Quelle serait la limite des technologies de surveillance publique en ce qui concerne la vie privée des gens? Si un drone perçoit une situation criminelle dans un endroit privé, devrait-il intervenir ou devrait-il respecter la vie privée des citoyens? Est-ce que l’utilisation de données confidentielles dans ce genre de situation devrait être tolérée malgré le non-respect de la vie privée?

À quel point le partage de nos informations privées avec la sécurité publique pourrait nous être bénéfique? Le partage de notre condition physique et mentale pourrait nous sauver de certaines situations, mais pourrait également être utilisé à notre désavantage. Est-ce que cela deviendrait encore plus stigmatisant? Le gouvernement pourrait-il commencer à restreindre des personnes avec certaines maladies mentales d’accéder à certaines infrastructures par exemple?

À quel point devrions-nous être autonomes concernant notre santé mentale? Est-ce quelque chose qui doit rester aux mains des spécialistes?

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *